Amoureux de cinéma, bienvenue ! Journaliste et passionné par le septième art depuis de nombreuses années, je vous propose des critiques de films en tout genre, garanties sans spoilers. Bonne lecture et à très bientôt.

Vendredi 6 novembre 2009
Réalisé par Paul Verhoeven
Année de production : 1997
Avec Casper van Dien, Denise Richards, Dina Meyer, Michael Ironside...


Verdict :

Starship Troopers ou l'exemple typique du film incompris en son temps par une poignée de critiques et de spectateurs incapables de voir le second degré omniprésent du propos. On a tout lu et tout entendu sur ce classique du cinéaste néerlandais : "film fasciste", "blockbuster pour ados décérébrés", "jeu vidéo grandeur nature", etc., etc. Starship Troopers n'est pourtant rien d'autre qu'une dénonciation au vitriol de la politique interventionniste américaine. Verhoeven reprend à son compte l'imagerie fasciste dans sa description d'une société où le patriotisme et la guerre sont élevés au rang de valeurs morales glorifiées. Il n'y a qu'à voir ces soldats, des jeunes gens musclés et à la gueule d'ange pour la plupart, partir combattre la fleur au fusil des insectes extraterrestres féroces et carnassiers. Les beaux gosses Casper van Dien et Denise Richards, qu'on verrait plus dans des comédies sentimentales à deux sous, sont à cet égard des choix de casting parfaits.
Bourrins et sanguinolents, les affrontements sont bien loins de ce qui était promis par la propagande officielle. Les soldats parvenant à survivre reviennent en effet mutilés et salement amochés. Verhoven s'amuse à orchestrer un véritable jeu de massacre, et ce pour le plus grand plaisir du spectateur. Celui-ci, venu assister à un simple film d'action de SF, risque d'être bien surpris devant ce long-métrage intelligent, ironique et polémique de bout en bout. Pas étonnant que le film se soit fait massacrer à sa sortie par la critique américaine. Rien de plus déplaisant en effet que de se voir tendre le miroir d'une certaine réalité.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Ciné DVD
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Jeudi 5 novembre 2009
 Voici un clip découvert hier que je tenais à partager avec vous. Il s'agit d'une vidéo du groupe Zombie Zombie, un duo électro composé d'Etienne Jaumet et Cosmic Neman dont le style se situe quelque part entre Kraftwerk et Goblin. Ce clip, réalisé par Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann, met en scène des figurines GI Joe animées en stop motion (animation images par images), et rend hommage au film The Thing de John Carpenter. Une vidéo vraiment surprenante, témoignant de l'inventivité et du talent des deux réalisateurs. Génial !


Par Jérôme Béalès - Publié dans : Vidéos - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Jeudi 5 novembre 2009
Merveille d'académisme dans le sens du noble du terme, l'excellent et émouvant Million Dollar Baby d'Eastwood est diffusé ce soir sur M6. L'occasion de revoir le parcours du combattant de l'attachante Maggie et sa belle relation avec son entraîneur interprété par le grand Clint. Un magnifique film, même si Eastwood fera encore mieux par la suite avec Gran Torino.

Million Dollar Baby, ce soir sur M6 à 20 h 40.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Sélection TV - Communauté : Cinéma
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Jeudi 5 novembre 2009

(Twilight Zone : The Movie)
Réalisé par Steven Spielberg, Joe Dante, John Landis et George Miller
Année de production : 1983
Avec Dan Aykroyd, Albert Brooks, Vic Morrow, Scatman Crothers, John Lithgow...


Verdict : ♠

Sur le papier, la réunion de quatre réalisateurs de renom pour adapter la série culte créée par Rod Sterling avait de quoi séduire. Le résultat se révèle pourtant très décevant. Les sketches sont en effet d'une qualité très inégale, la palme de la nullité revenant au segment de Steven Spielberg, qui bat ici son record de déversage de guimauve.  On passe. Moins mauvais, l'épisode signé George Miller met en scène le passager d'un avion aux prises avec une créature ricanante et démoniaque. L'ambiance paranoïaque, pas mal rendue, rend ce sketch sympathique, à défaut d'être inoubliable.
Mais c'est le segment de John Landis qui est appelé à rester dans l'Histoire, malheureusement pour de tristes raisons. Le dernier jour du tournage en effet, un accident d'hélicoptère coûta la vie à deux enfants de 6 et 7 ans, ainsi qu'à l'acteur principal, Vic Morrow. L'épisode en question, quant à lui, n'étant rien de plus qu'une banale fable moralisatrice dénonçant sans finesse racisme et intolérance. Bref, un propos louable, mais un résultat médiocre.
Reste alors à sauver le court-métrage de Joe Dante, dans lequel le réalisateur de Gremlins met en scène un jeune garçon et sa famille vivant dans un monde de dessins animés. En profitant pour rendre hommage aux cartoons qu'il chérit tant, Dante signe un épisode délirant, génial, inventif et dérangeant. De très loin le meilleur épisode d'une anthologie rimant avec déception, et qui laisse un goût amer dans la bouche.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur - Communauté : Ciné DVD
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Mercredi 4 novembre 2009
 La Blaxploitation, nom donné aux films américains des années 1970 tournés à destination d'un public noir, tient enfin son livre en français. Une initiative due à la jeune maison d'édition Bazaar et Compagnie, dont la collection Cinexploitation demeure unique en son genre.
L'ouvrage, de 190 pages, revient sur les grandes heures d'un courant cinématographique qui a donné lieu à quelques perles comme Black Caesar, Coffy ou encore Shaft. L'auteur du livre, Julien Sévéon, est bien connu des lecteurs de Mad Movies. Spécialisé dans le cinéma de genre asiatique, le journaliste est également très à l'aise pour parler de ces films blacks et funky, à qui Tarantino a rendu hommage dans son excellent Jacky Brown.
En sept chapitres, Sévéon retrace les origines de ce courant aux multiples facettes, en prenant soin d'analyser le contexte historique et social de la période. L'auteur enrichit son propos jusqu'à aborder les nombreux décalques internationaux de la Blaxploitation, aux Philippines notamment. La musique, prépondérante dans ces longs-métrages, n'est bien sûr pas oubliée.
En annexe, on trouvera une filmographie très détaillée, une bibliographie plus succincte ainsi qu'une iconographie superbe présentant une sélection d'affiches et de photographies. Un régal ! Manquent tout de même un index et, plus étonnant encore, une table des matières ! Du côté des points négatifs également, impossible de passer sous silence les nombreuses fautes d'orthographe et de syntaxe qui viennent entâcher la lecture. Un problème d'autant plus dommageable que cet ouvrage s'avère bien écrit, passionnant et comble un vide éditorial certain. Bref, malgré ces quelques défauts, Blaxploitation, 70's Soul Fever est un incontournable.

Verdict :


Pour commander cet ouvrage : Bazaar et Compagnie
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Livres - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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